NO AI ACT

Serious game · Éducation · Gouvernance de l'IA

Un serious game sur l'AI Act européen

L'AI Act est un texte technique qui traite de décisions profondément humaines : qui est recruté, qui accède à un service, qui fait l'objet d'une surveillance. NO AI ACT transforme ces décisions en enquête jouable. Cette page explique pourquoi.

01Pourquoi un jeu plutôt qu'un exposé ?

On oublie facilement la phrase « le risque dépend du contexte d'usage ». On oublie moins facilement d'avoir mal classé un système en sautant le tableau de données, puis vu un quartier descendre au bas de toutes les listes.

Un serious game place l'apprenant au cœur du mécanisme : il doit appliquer le règlement avec des informations incomplètes, des vendeurs qui minimisent les risques et des citoyens qui déposent des plaintes. C'est aussi pourquoi les simulations sont utilisées depuis des décennies en formation médicale, juridique et en gestion.

02Quatre choix de conception

Le risque avant l'interdiction

Raisonner par les risques

Le jeu suit la logique de l'AI Act : les interdictions absolues restent ciblées. Ce sont la finalité, les données, le contexte et les effets sur les droits qui comptent. Les cas ambigus sont délibérés.

Des preuves, pas des opinions

Fonder le raisonnement sur les preuves

Toute décision doit reposer sur des pièces citées. Une classification correcte fondée sur des preuves faibles reste contestable : comme dans la réalité, la décision doit pouvoir être défendue.

Des personnes, pas des abstractions

Rendre les effets humains visibles

Les conséquences apparaissent dans les indicateurs de la ville (droits, confiance, contrôle social) et dans des histoires concrètes : une mère perd sa priorité en crèche, un quartier ignore pourquoi il reste dernier.

Réfléchir au-delà du score

Un débriefing réflexif

Après chaque rapport, un panneau explique le raisonnement : quoi observer, quelle règle relie preuves et décision, comment raisonner la prochaine fois. Les erreurs deviennent un support pédagogique.

03Serious games et compréhension de la réglementation

Enseigner une réglementation complexe pose un problème particulier : ses conséquences sont éloignées de ceux qui l'étudient. Un article sur le contrôle humain reste abstrait tant qu'on n'a pas vu un contrôle échouer parce qu'il n'existait que sur le papier.

  • Se tromper sans danger : dans une simulation, une mauvaise classification ne cause aucun préjudice réel et peut devenir une leçon durable.
  • Ambiguïté délibérée : la compétence réglementaire consiste à qualifier un cas incertain, pas à réciter un article. Le jeu est construit autour de ces cas.
  • Conséquences rapprochées : des effets qui mettent des années à apparaître (défiance, exclusion, opacité) deviennent visibles en quelques minutes dans les indicateurs de la ville.
  • Vocabulaire en contexte : déployeur, IA à usage général, haut risque, contestabilité. Les termes s'ancrent parce qu'ils servent à décider, pas à réussir un test.

Cette démarche convient aussi aux programmes de maîtrise de l'IA et de citoyenneté numérique : l'AI Act fournit la structure, mais la compétence exercée est la lecture critique de tout système automatisé.

04Ce que l'on apprend concrètement

Les 14 cas abordent les catégories structurantes du règlement à partir de situations concrètes :

  • Pratiques interdites : la notation sociale et ses frontières. Pourquoi un score est-il interdit alors qu'un autre, semblable, ne l'est pas ?
  • Systèmes à haut risque : santé, éducation, emploi, prestations sociales ; obligations, documentation et contrôle humain effectif.
  • Obligations de transparence : contenus de synthèse et agents conversationnels ; quand les personnes ont-elles le droit de savoir qu'elles parlent à une machine ?
  • IA à usage général et usages en aval : ce qui change lorsqu'un modèle général intervient dans des décisions importantes.
  • Responsabilité : fournisseur, déployeur ou autorité ; qui porte les obligations et pourquoi une clause de non-responsabilité ne suffit pas.

Le parcours est décrit dans comment ça marche. Le jeu ne couvre pas tout le règlement et ne constitue pas une formation à la conformité : c'est une introduction raisonnée à ses concepts centraux.

05Pourquoi le titre « NO AI ACT » ?

Le titre décrit le point de départ du récit, pas une position politique : dans la ville du jeu, les garanties de l'AI Act n'existent pas encore. Jouer permet de voir ce qui se passe en leur absence et de comprendre concrètement leur raison d'être.

NO AI ACT n'est pas une campagne contre l'AI Act. C'est une simulation pédagogique d'une société non réglementée, conçue pour montrer l'importance de la réglementation de l'IA.

06Ce que le jeu n'est pas

  • Ni un conseil juridique ni une source officielle : c'est une version pédagogique simplifiée du règlement (UE) 2024/1689.
  • Ni un outil de conformité ni une certification.
  • Ni un produit validé empiriquement : les essais externes se poursuivent et le projet ne revendique aucune efficacité mesurée.
  • Ni un quiz : il n'y a pas de liste de réponses à mémoriser.

07Essayer

La façon la plus rapide de comprendre le projet est d'ouvrir un dossier : un cas demande 10 à 15 minutes, dans le navigateur et sans inscription.

Pour approfondir la méthode et le sujet : serious games pour la réglementation de l'IA, les catégories de risque et le guide en langage clair.