ÉCHELLE DU RISQUE
Les catégories de risque de l'AI Act
Quatre régimes, et une règle qui les gouverne tous : ce qui compte n'est pas la technologie, mais la destination, le contexte et les effets sur les personnes.
01Les quatre échelons
- Pratiques interdites — l'usage est incompatible avec les droits fondamentaux. Aucune garantie ne le régularise : la seule réponse est l'arrêt.
- Haut risque — l'usage pèse sur les droits, la sécurité ou l'accès aux services. Il est permis, sous des obligations fortes et vérifiables.
- Obligations de transparence — les personnes doivent pouvoir reconnaître qu'elles parlent à une machine, ou qu'un contenu est de synthèse.
- Risque faible — ce qui reste en dehors des trois premiers. Ce n'est pas une catégorie définie par le règlement : c'est son complément.
02Ce qui fait changer d'échelon
Un modèle de reconnaissance d'images peut trier des photos de vacances ou filtrer des candidatures : même technologie, deux régimes. Trois questions suffisent presque toujours.
- Quelle est la destination du système ? Ce pour quoi il est conçu, pas ce qu'il pourrait faire.
- Qui en subit les effets, et peut-il les contester ? Un score qui ferme une porte sans motivation est un problème, même s'il est exact.
- Le contexte est-il celui de la collecte des données ? Une donnée pertinente ici peut être arbitraire ailleurs : c'est ce déplacement qui transforme une évaluation en notation sociale.
03Les régimes peuvent se cumuler
Un système à haut risque qui dialogue avec le public porte aussi les obligations de transparence. Les présenter comme quatre cases étanches est une simplification pédagogique : dans le texte, elles se superposent.
Les quatorze dossiers du jeu parcourent cette échelle, y compris les dossiers miroirs où le même mécanisme tombe différemment selon le contexte. Lecture pédagogique simplifiée. Pour une appréciation formelle de conformité, consultez un professionnel.