RÈGLEMENT (UE) 2024/1689
Guide de l'AI Act européen
Le règlement ne classe pas les technologies : il classe les usages. C'est la clé qui rend le reste lisible.
01Une approche fondée sur le risque
Le même modèle peut être hors du champ du règlement dans un usage et à haut risque dans un autre. Ce qui compte : la destination, le contexte d'usage et les effets sur les personnes.
- Pratiques interdites — incompatibles avec les droits fondamentaux : aucun audit ne les régularise.
- Haut risque — permis, sous obligations fortes et vérifiables.
- Transparence — savoir qu'on parle à une machine, reconnaître un contenu de synthèse.
- Risque faible — ce qui reste en dehors des trois premiers régimes.
02Fournisseur et déployeur : la distinction qui porte tout
Le fournisseur développe le système ou le met sur le marché ; le déployeur l'utilise sous sa propre autorité. Les obligations se répartissent entre les deux, et le déployeur ne peut pas tout reporter sur le fournisseur : « le fournisseur est certifié » ne répond pas de l'usage.
Quatre des quatorze dossiers du jeu reposent sur cette distinction. C'est aussi pourquoi le terme français est déployeur et non « utilisateur » : « utilisateur » effacerait la responsabilité que le mot désigne.
03Un calendrier qui a changé en 2026
Le règlement (UE) 2026/1744 — le « Digital Omnibus » sur l'IA, en vigueur depuis le 27 juillet 2026 — a modifié l'AI Act, et notamment son calendrier d'application. Les dates des systèmes à haut risque ont été déplacées, et deux pratiques interdites ont été ajoutées.
04Et aussi
- IA à usage général (GPAI) — les modèles polyvalents et ce qui change en aval.
- Glossaire — chaque terme avec ce qu'il ne signifie pas.
- Le jeu — quatorze dossiers pour éprouver la grille sur des situations concrètes.